, ,

Un ultime budget sans priorité, sans stratégie

Dernier budget de la mandature

Un budget sans ligne claire

La ville de Rodez a voté son dernier budget de la mandature 2020-2026. Entre des projets qui sortent du chapeau et une absence de stratégie à long terme, Sarah Vidal déplore une gestion du coup par coup. Prendre connaissance de son intervention.

« Dernier budget de la mandature.

Budget de fin de mandat.

Budget qui vous appartient. Peut être pour la dernière fois. Puisque dans quelques jours vous devriez annoncer votre candidature à un 4ème mandat.

Dernier budget dans lequel vous listez vos derniers projets. Ils sont nombreux à quelques mois du scrutin. Ils sont tous là.  Ceux qui étaient attendus. Ceux sortis du chapeau, comme par enchantement alors que rien ne semblait possible. Je citerais la mise en lumière de la cathédrale, les travaux du gymnase du collège Fabre…

Certains ont aussi disparu : celui de la Place d’Armes : Pourquoi ?

Peut-être pas assez ambitieux pour qu’il fasse l’objet d’une présentation…

Le gymnase de Gourgan…

Dernier budget de la mandature dans un contexte national particulier, marqué par de fortes incertitudes.

Et je dois bien avouer que nous ne comprenons pas pourquoi vous n’attendez pas que le PLF 2026 soit adopté. C’est ce que font 90 % des villes de la même strate.

Cela permettrait de disposer de l’ensemble des modalités réelles du budget 2026, des dotations réelles, de connaitre les impacts du PLF pour notre collectivité.

Par ailleurs, et je répèterai ce que nous avons dit précédemment.

L’absence de programmation pluriannuelle d’investissement et l’absence totale de prospective, de trajectoire d’évolution des dépenses obligatoires, de plan de financement global des projets privent volontairement la ville de visibilité.

Ce constat met en évidence des lacunes en matière de programmation et de suivi de réalisation des investissements et soulève des interrogations sur la fiabilité et les difficultés dans le suivi et le pilotage des projets.

Et on s’en rend bien compte lorsque l’on prend projet après projet.

Le Stade Paul Lignon est passé de 9 M€ à 30 M€;

Les Halles sont passés de 3,7 à 6 M€.

En fait, il n’y a aucun phasage fiable.

Pourquoi n’avons-nous jamais disposé de prospective ? Pourquoi ne disposons-nous pas d’un plan des engagements pour les années à venir ?

Cela traduit clairement une absence de priorisation. Une absence de stratégie.

Rodez mérite mieux. »