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« Ville où il fait bon vieillir », Rodez déclassée

Rodez ville où il fait bien vieillir en bonne santé

Classement classement de Rodez "ville où il fait bien vivre en bonne santé"

Le classement des villes « où vieillir en bonne santé » place Rodez en 73ème position, derrière Millau ou Villefranche-de-Rouergue. Positifs ou négatifs, ces classements donnent une image déformée des communes citées et ne prennent pas en compte le vécu des habitants.

D’une année à l’autre les classements se succèdent, mais ne se ressemblent pas. L’année passée, Rodez était désignée meilleure ville de France de plus de 20 000 habitants pour vieillir en bonne santé, cette année la ville a chuté à la 73ème place de sa strate dans un nouveau classement publié par Le Figaro le 18 novembre dernier. Une dégringolade qui serait due à l’intégration de nouveaux critères et à un changement de strate de la cité ruthénoise. De 22 critères l’année dernière, le quotidien national a retenu « 35 critères primordiaux » qui comptent pour les plus de 60 ans. Ils ont été regroupés dans de grands thèmes que sont la santé, les commerces et services, la démographie, les loisirs la culture et le sport, les vols et l’environnement.

« Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ».

En conférence de presse les élus de Rodez en Commun ont tiré des enseignements de cet énième classement. « Ces enquêtes n’ont que la valeur que l’on veut bien leur donner », note Sarah Vidal. Si ces critères existent bel et bien, ils ne sont pas exhaustifs et ont une valeur toute relative. « Nous ne sommes pas certains que ces classement servent réellement à décider où on va aller vivre, travailler, faire ses études ou implanter ses entreprises », estiment les élus ruthénois. D’ailleurs, la multiplication de ce type de classement dessert leur légitimité. Depuis une petite décennie, c’est un florilège de dossiers éditoriaux qui s’abat sur les communes françaises. Villes de rêve, villes où il fait bon vivre, villes cyclables…montant au pinacle quelques communes, stigmatisant les autres. Sarah Vidal défend une autre vision de la commune : « Une ville ne se résume pas à un empilage de chiffres et de critères. Une ville, c’est aussi une âme, une identité, un état d’esprit ».

« Il faut faire preuve collectivement d’humilité »

Pour les élus municipaux et départementaux, ces classements éloignent l’action publique de son cœur de métier.  « Il faut arrêter l’auto-promotion et continuer à travailler, à améliorer le quotidien de nos concitoyens, être à l’écoute et comprendre leurs préoccupations », avance Jean-Michel Cosson. Ils font le constat que Rodez conserve une bonne qualité de vie, mais que le paysage social de Rodez est loin d’être homogène. Il suffit parfois de quelques dizaines de mètres pour passer de l’opulence à la grande pauvreté. Mathilde Faux appelle à la vigilance « Plutôt que d’être dans une action de promotion politique, soyons humbles ». A son tour, Arnaud Combet met l’accent sur des difficultés rencontrées par la ville, à l’image de nombreuses communes en France. « La sécurité, la santé, les commerces sont de vrais sujets à traiter. C’est une réalité ».

C’est pourquoi, au lieu d’empiler les classements et les critères, les élus de Rodez en Commun ont décidé de sillonner Rodez à la rencontre des habitants, en leur proposant un questionnaire, dont le seul objectif est d’améliorer la vie quotidienne des Ruthénois et des Ruthénoises.

Article Centre-Presse

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