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Journée du 8 mars : rencontre émouvante avec Dolly Mongour

Sarah Vidal et Marie Riols ont rencontré Dolly Mongour à l'occasion de la journée internationale des femmes
Marie Riols et Sarah Vidal à la rencontre de Dolly Mongour

Photo de Ronan Lascar

La journée internationale des droits des femmes a été l’occasion de rencontrer Dolly Mongour. Le temps d’un après-midi, nous avons partagé avec Marie Riols ses souvenirs. Récit.

« Quand elle arrive en Aveyron, Dolly n’est âgée que de 11 ans. Petite, c’est son père, Pierre, dont elle parle avec tendresse et amour, qui l’emmène pêcher. Puis, son frère, de 12 ans son aîné, lui apprendra tous les rudiments. Une passion qui ne la quittera plus. Une passion qu’elle partagera avec Paul, son mari et et qu’elle transmettra inlassablement et bénévolement pendant des décennies à des milliers d’enfants avec l’école de pêche de Rodez.
Une passion partagée auprès de milliers d’enfants
Des enfants à qui elle apprendra également, au-delà de savoir monter des lignes et de les lancer, à respecter les milieux aquatiques, à respecter les poissons, à respecter l’environnement. Dolly confectionne ses propres appâts, elle les adapte à chaque plan ou cours d’eau, elle teste et optimise ses plombées, travaille à améliorer ses techniques.Elle a pêché partout. En France. A l’étranger. Pour le plaisir.
Respecter les milieux aquatiques
En compétition aussi. 240 coupes et des centaines de médailles sont venues récompenser son talent. J’ai été émue de l’écouter parler de la fierté qui est la sienne d’avoir transmis sa passion aux enfants. Avec Marie, nous avons ri de ses anecdotes sur ses compagnons de parties de pêche. Nous avons été émues de voir la force de cette femme, sa volonté, son engagement. De l’écouter raconter le regard envieux de ceux battus lors de concours, ceux-là même qui demandaient à recompter parce qu’il « 𝘯’𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘱𝘰𝘴𝘴𝘪𝘣𝘭𝘦 𝘲𝘶’𝘶𝘯𝘦 𝘧𝘦𝘮𝘮𝘦 𝘱𝘶𝘪𝘴𝘴𝘦 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘤𝘦 𝘲𝘶’𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘷𝘦𝘶𝘵». Elle, convaincue qu’il « 𝘦𝘴𝘵 𝘪𝘮𝘱𝘰𝘳𝘵𝘢𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘨𝘢𝘨𝘯𝘦𝘳 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘮𝘰𝘯𝘵𝘳𝘦𝘳 𝘲𝘶’𝘶𝘯𝘦 𝘧𝘦𝘮𝘮𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘵 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 𝘢̀ 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘲𝘶𝘦𝘭𝘲𝘶𝘦 𝘤𝘩𝘰𝘴𝘦 », tenait tête à tout le monde.
Émue de retrouver des visages familiers de mon enfance
Nous avons été émues d’entendre sa peine d’avoir été contrainte d’arrêter de pêcher, telle une sportive de haut niveau qui doit mettre un terme à sa carrière. Enfin, j’ai été émue de retrouver les visages familiers de mon enfance sur ses photos, de découvrir certains articles écrits par mon père dans des cahiers soigneusement conservés retraçant le remarquable parcours de cette femme qui force le respect et l’admiration. »