Sarah Vidal interroge l’État sur la santé mentale des 16-18 ans
A l’occasion de la présentation du Rapport d’Activité des Services de l’Etat, Sarah Vidal a interrogé Madame la Préfète sur la prise en charge des 16-18 ans dans le cadre d’un suivi en santé mentale. Retrouvez sa question et la réponse de l’Etat.
« Madame la Préfète,
Je souhaiterais revenir sur la prise en charge des jeunes de 16 à 18 ans dans le cadre d’un suivi en santé mentale sur le territoire de Rodez.
Depuis 2022, et c’est une bonne nouvelle, la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent jusqu’à l’âge de 18 ans est reconnue.
Nous le savons, la santé mentale est devenue un enjeu de santé publique majeur que nous devons pleinement investir. En particulier chez jeunes dont les conditions psychologiques et le bien-être personnel se sont dégradés ces dernières années. Et, ils sont de plus en plus nombreux à souffrir de symptômes d’anxiété ou de dépression.
Cette réforme, qui reste une avancée, est venue réorganiser les parcours de soins.
Aussi, pouvez-vous nous préciser dans quelles conditions ces jeunes seront, demain, accueillis ? Avec quels moyens humains ? Sur quel(s) site(s) ? Sous la tutelle de l’Hôpital de Sainte-Marie ou de l’Unité Médico-Psychologique pour Adolescents – l’UMPA (Unité Médico Psychologique pour l’Adolescent) ? Hors DAC (Dispositif D’appui à la Coordination) une coordination pour la prise et la gestion des rendez-vous est-elle envisagée ?
Je vous remercie des éléments que vous pourrez nous apporter. »
La réponse de Madame la Préfète
En réponse, Madame la Préfète a exprimé sa satisfaction de constater qu’une meilleure prise en charge des adolescents mineurs va être mis en œuvre, dans une période qui voit augmenter le nombre de jeunes en difficultés. « C’est un vrai enjeu de société, un enjeu qui nous touche tous et il faut que l’on s’outille d’avantage » a t-elle noté en introduction. Cette reconnaissance entraîne une changement d’organisation pour les établissements en charge de cette problématique. Elle a précisé le contour de cette réorganisation : « Cela touche à la fois Rodez et Millau. Rodez est désigné établissement de l’activité des soins sans consentement pour les enfants et les adolescents ». Cette réforme va permettre une augmentation des files actives « ce qui est une bonne chose en terme d’accueil des jeunes car de nouvelles autorisations vont être accordées, nécessitant une meilleure coordination entre le centre hospitalier de Rodez et celui de Sainte-Marie ». conclue t-elle.
Le Rapport d’Activité des Services de l’Etat dans l’Aveyron en 2024 et 2025.





